Aller au contenu principal

L’équipe du projet

André Gide et Igor Stravinski trinquant devant le chalet de Belles-Lettres «Le Revenandray», aux Diablerets, en juillet 1917.

Requérants du projet

Stéphanie Cudré-Mauroux est cheffe suppléante des Archives littéraires suisses (BN, Berne). Spécialiste d’analyses critiques et métacritiques, elle y a créé le Cercle d’études Jean Starobinski et son Bulletin. Depuis 2008, elle est chargée de cours à l’Université de Fribourg ; elle y enseigne l’histoire des collections littéraires et les pratiques de mise en valeur scientifiques au sein de celles-ci. De 2019 à 2024, elle a co-dirigé avec le Prof. Steinrück le projet du Fonds national suisse de la recherche «Lectures de Jean Bollack». Elle travaille depuis trente ans sur les archives littéraires, et, notamment, sur l’élaboration d’un protocole éditorial respectueux du manuscrit original. C’est avec cette proposition novatrice qu’elle a publié des textes inédits et des correspondances, notamment de Georges Borgeaud, Pierre Jean Jouve, Georges Poulet, Jean-Pierre Richard ou Jean Starobinski. Elle a enfin été éditrice à La Dogana où elle a publié des textes d’Yves Bonnefoy, Sylviane Dupuis, Jacques Réda, Jean Roudaut ou Frédéric Wandelère ; elle s’occupera ainsi des éditions prévues dans le projet.

Thomas Hunkeler est depuis 2005 professeur ordinaire de littérature française et comparée à l’Université de Fribourg. Spécialiste de l’histoire littéraire européenne de la première moitié du XXe siècle, il a nourri ses recherches depuis sa thèse sur Samuel Beckett (Échos de l’ego dans l’œuvre de Beckett, 1997) de l’apport des archives. Dans ses projets de recherche sur l’avant-garde entre nationalisme et internationalisme (FNS 2008-2011), sur l’imaginaire politique de la guerre froide (avec S. Weichlein, FNS 2013-2017) et sur le surréalisme chez Beckett (FNS 2015-2018), mais aussi pour son dernier ouvrage sur Le Masque de Hegel (Seuil, 2025) et dans le cadre de son édition des Œuvres complètes de Beckett en Pléiade (en cours), il a l’occasion de travailler dans plusieurs centres d’archives, notamment en France, en Allemagne, en Angleterre, en Irlande et en Autriche. Enfin, c’est dans le cadre de son intérêt pour la littérature suisse qu’il collabore depuis 2005 régulièrement avec les Archives littéraires à Berne, notamment autour du fonds Jean-Marc Lovay et des écrits de Francis Picabia publiés en Suisse. De 2015 à 2024, il a présidé l’Association suisse de littérature générale et comparée ; dans ce cadre, il a coorganisé avec les ALS en 2019 un colloque sur l’actualité de Spitteler et édité en 2023, avec Sophie Jaussi, le volume «Repenser l’histoire littéraire» dans le cadre de la revue Colloquium Helveticum.

Jacob Lachat est professeur assistant de littérature française à l’Université de Fribourg, où il dirige également l’Institut de littérature générale et comparée. Spécialiste de l’histoire littéraire des XIXe et XXe siècles, ses activités scientifiques se partagent entre deux orientations de recherche principales : l’écriture de l’histoire et l’écriture du travail. Ses premiers travaux portent sur les écrivains romantiques et l’historiographie, en particulier Chateaubriand, auquel Jacob Lachat a consacré sa thèse de doctorat (Le Passé sous les yeux. Chateaubriand et l’écriture de l’histoire, 2023). Ses recherches plus récentes portent sur l’histoire des représentations du travail. Elles ont notamment donné lieu à un volume de la revue Études de lettres intitulé Figures du travail (no 320, 2023) et à l’édition des écrits sur les femmes et le travail d’Alice Rivaz (La Machine à tricoter, 2024). Jacob Lachat prépare actuellement un numéro de la revue Littérature (no 224, à paraître en 2026) sur les conceptions et les conditions du travail littéraire, ainsi qu’un ouvrage sur l’usage professionnel que les écrivains font de leurs journaux personnels entre le XIXe siècle et l’époque contemporaine. Son intérêt pour les pratiques d’archives et les méthodes de travail d’André Gide s’inscrit dans cette deuxième orientation de recherche. Le requérant a en outre contribué, en tant que partenaire scientifique, à deux projets de recherche FNS : Littérature et culture matérielle, 1830-2020 (2020-2024), et La vie des œuvres : genèse post-éditoriale et style du roman au XIXe siècle (2021-2025).

Partenaire scientifique du projet

Jean-Michel Wittmann est professeur de littérature française du XXe siècle à l’Université de Lorraine (France). Ses travaux portent principalement sur la littérature de la Belle Époque, notamment autour de Gide et de Barrès, et sur les romanciers français des années 1930, de Drieu la Rochelle à Nizan ou Aragon. Vice-président de l’Association des Amis d’André Gide et directeur du Centre d’Études Gidiennes, réseau scientifique qui compte une trentaine de chercheurs, il pourra impliquer les spécialistes de l’auteur dans le projet FNS. Sa bibliographie gidienne comprend des monographies (Symboliste et déserteur, Champion, 1997 ; Gide politique, Garnier, 2011), une cinquantaine d’articles, plusieurs éditions critiques (œuvres romanesques et correspondances) et travaux collectifs, dont le Dictionnaire Gide (Garnier, 2011 et 2023). Directeur de plusieurs thèses sur Gide (5 thèses soutenues, 2 en cours), il participera à l’encadrement des thèses en cotutelle prévues dans le projet.

Chercheur senior

Fabien Dubosson est collaborateur scientifique aux Archives littéraires suisses (BN, Berne) et a enseigné aux Universités de Fribourg et de Berne. Spécialiste de la littérature française du tournant du XXe siècle et de l’entre-deux-guerres, il a surtout travaillé sur l’articulation entre littérature et idéologie durant cette période, à travers les rapports entre modernité et antimodernité, dans une perspective relevant de la sociologie littéraire et de l’histoire des idées. Il a développé ces questions dans divers articles et dans l’ouvrage issu de sa thèse (Dés-admirer Barrès. Le prince de la jeunesse et ses contre-lecteurs (1890-1950), 2019). Dans cette étude, il s’est intéressé à la figure d’André Gide comme «contre-lecteur» de l’écrivain nationaliste, sous l’angle d’une concurrence des magistères. Il a travaillé parallèlement sur des questions liées aux archives littéraires, en particulier sur l’épistolaire et sa cartographie dans les fonds (avec Lucas Gisi et Irmgard Wirtz (dir.), Briefe im Netzwerk / Lettres dans la toile : Korrespondenzen in Literaturarchiven / Les réseaux épistolaires dans les archives littéraires, Wallstein/Chronos Verlag, 2022).

Doctorantes

Héloïse Clément a achevé un Master en lettres à l’Université de Fribourg (littérature française, littérature générale et comparée, littérature anglaise). Elle s’intéresse à différentes approches de la littérature, notamemnt comparatistes et intermédiales, ainsi qu’aux cultural studies et aux études de réception. Son mémoire de MA portait sur «Le Rimbaud de Beckett : fabrique d’une influence avortée». Elle a par ailleurs travaillé au sein de la maison d’édition Presses littéraires de Fribourg, et été active au sein de comités de différentes manifestations culturelles (Ebullition, FIFF).

Malika Vorlet a achevé un Master en lettres aux Universités de Fribourg et de Lausanne (littérature française, philosophie, spécialisation en histoire du livre et en édition critique des textes) et a travaillé dans le monde de l’édition. Un premier ouvrage, issu de son mémoire de MA, va paraître dans la collection «Archipel Essais» (Lausanne) : Le plaisir retrouvé. Typologie et approches du plaisir de la lecture dans la critique littéraire (1960-1980).